Les catalogues raisonnés
Bijoutier-joaillier
Actif : Paris
Ajaccio, musée national de la maison Bonaparte
M.B.160
1902
Argent doré (vermeil)
L. 210 ; Long. 250 mm
Pièce restaurée (nettoyage et refixage de pièces dessoudées) dans les années 2000.
Un poinçon de fabricant : lettres « BF » (Bapst et Falize) dans un losange vertical sur le ruban à gauche du rameau
Une couronne en or massif destinée à commémorer le centenaire du Consulat fut commandée à la maison Falize (qui, à la mort de Lucien Falize, avait pris le nom de Falize frères) et réalisée en 1899 grâce à la souscription de très nombreux Corses dispersés dans le monde. Déposée à la maison Bonaparte, la couronne en or y demeura jusqu’en 1925. Elle fut ensuite confiée à la garde de la municipalité d’Ajaccio pour des raisons de sécurité. Exposée dans sa vitrine à l’hôtel de ville, elle fut dérobée.
Ultérieurement, le prince Victor (petit-fils de Jérôme et héritier direct de l’impératrice Eugénie) en commanda une réplique à la maison Falize. Cette couronne en vermeil (un peu plus petite que l’originale) fut réalisée en 1902. Elle seule subsiste. Conservée par sa famille après la mort du prince en 1921, avec bien d’autres souvenirs de Napoléon Ier et de Napoléon III, cette réplique fut offerte au musée national de la maison Bonaparte, à Ajaccio, en 1979 par le prince Louis Napoléon (1914-1997) et sa sœur Marie-Clotilde, comtesse de Witt (1912-1996), avec deux photographies de la couronne.
Don du prince Napoléon et de sa sœur la comtesse de Witt, entré au musée national de la maison Bonaparte à Ajaccio en 1979.
Entièrement ciselée, cette couronne est constituée de deux branches de laurier réunies à la base par un nœud d’orfèvrerie imitant un ruban flottant. Trente-deux feuilles de laurier et de petites boules figurant des baies de laurier y sont soudées. L’inscriptionFalize orf.est gravée au dos, à l’intérieur du ruban.
Cette couronne, analogue à celle que portait Napoléon pour son sacre en 1802, est du modèle des couronnes ouvertes des empereurs romains. Son poids n’est que de 1 100 grammes alors que la couronne authentique, en or massif, pesait 2 000 grammes.
Claudette Joannis, « La couronne consulaire d’Ajaccio »,Revue du souvenir napoléonien,no 447, juin-juillet 2003, p. 46-48.
▪ Antoine-Denis Chaudet (1763-1810), Napoléon couronné, sculpture en marbre. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.
▪ Falize Frères, couronne du centenaire du consultat, 1899, photographie dédicacée en 1902 par Falize : « A.S.A.I [à son altesse impériale] Monseigneur le prince Napoléon en hommage respectueux ». Ajaccio, musée national de la maison Bonaparte.
Technique : Ciselure
Sujet iconographique : Texte, Nœud, Ruban, Couronne de laurier
Période : 1er quart du XXe siècle
Claudette Joannis
© Réunion des musées nationaux – 2010
|
© RMN / Gérard Blot © RMN / Gérard Blot © RMN / Gérard Blot © RMN / Gérard Blot |

Zoom navigable
Antoine-Denis Chaudet, Napoléon couronné.Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.
© RMN / Gérard Blot

Zoom navigable
Falize Frères, couronne du centenaire du consultat. Ajaccio, musée national de la maison Bonaparte.
© RMN / Gérard Blot